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Faune et Flore sauvage de Sologne

Zone humide prestigieuse caractérisée par la pauvreté minérale de ses sols, la Sologne présente une richesse naturelle exceptionnelle, tant par la qualité de ses paysages que par la vie sauvage qui les anime.

En extension depuis la déprise agricole, la forêt y est omniprésente, largement dominée par les bouleaux, chênes et pins, dont le Chêne des Pyrénées, emblème du Parc National du Portugal qui trouve, sur les sols sableux les plus dégradés de Sologne, sa limite nord de répartition. Elle offre des potentialités d’accueil importantes pour la faune et, dans une moindre mesure, pour la flore.

La variété des sous-bois y est notamment réputée pour l’abondance et la diversité des champignons : Girolles, Cèpes de Bordeaux et Têtes de nègre, entre autres, sont l’objet, chaque année, de toutes les convoitises. Les ballades forestières permettent l’observation fréquente de nombreux animaux parmi lesquels les écureuils, les pics tambourineurs, mais aussi des représentants de la grande faune recherchant la tranquillité des bois comme les chevreuils et les sangliers.

Le Cerf, animal royal par excellence, se fait plus discret en dehors des périodes de brame. Parmi les oiseaux forestiers remarquables, on peut citer l’aigle botté ou encore le Circaète Jean-le-Blanc, rapace migrateur dont l’essentiel de la nourriture est constituée par les serpents.

      

Très attrayantes par le rose des différentes bruyères que l’on y rencontre (bruyère cendrée, bruyère à quatre angles, bruyère à balai, callune), les landes et les tourbières constituent des milieux solognots typiques par excellence, témoignant de la pauvreté et de l’acidité des sols. Elles abritent de nombreuses espèces végétales originales dont les droséras carnivores des landes tourbeuses, qui compensent la faible teneur en azote du sol en piégeant de petits insectes sur leurs feuilles collantes.

Parfois colonisées par des genévriers séculaires, les landes sèches sont caractérisées par d’autres espèces dont l’Hélianthème faux-alysson ou encore la Sabline des montagnes correspondant à des espèces végétales rares protégées. Elles constituent par ailleurs le lieu de prédilection de la vipère aspic, très répandue, et sont fréquentées par de nombreux insectes. Parmi les oiseaux inféodés à ce type de milieu, on peut citer l’Engoulevent d’Europe dont le plumage mimétique rend la découverte très improbable ou encore la Fauvette pitchou, plus rare.

Composante majeure du paysage solognot, la multitude d’étangs aux eaux plus ou moins riches en éléments nutritifs dissous, constitue le siège d’une vie biologique intense. Outre les poissons, qui sont l’objet dans la majorité des cas d’un élevage piscicole, ils sont animés par le concert des grenouilles et crapauds et accueillent de nombreux insectes.

Hérons, Aigrettes, canards nicheurs, hivernants ou de passage, foulques, poules d’eau, grèbes, guifettes... constituent des silouhettes familières des étangs et confèrent à la Sologne un fort intérêt ornithologique. Parmi les plantes les plus remarquables pour lesquelles l’inondabilité permanente ou partielle détermine la présence, on peut citer les Utriculaires, le Flûteau nageant, l’Hottonie des marais ou encore la Pilulaire, petite fougère primitive très discrète.
Le réseau exceptionnel de ruisseaux et rivières, dont le Cosson qui coule jusqu’à Chambord, abrite de nombreux poissons, parmi lesquels l’Anguille et la Lamproie de Planer, espèces autochtones devenues rarissimes. Il est jalonné de forêts alluviales, d’aulnaies marécageuses à fougères dont l’Osmonde royale ou d’espaces ouverts remarquables comme les prairies naturelles à orchidées.

Souvent confondu avec le Ragondin par les observateurs inexpérimentés, le Castor autrefois présent en Sologne comme en atteste l’étymologie du nom « Beuvron », recolonise progressivement les rivières depuis sa réintroduction sur le fleuve ligérien. Cette dynamique est aussi observée pour la Loutre d’Europe, devenue rare suite à un piégeage sans limite.

Enfin, les talus et bords de routes et chemins peuvent être colonisés par des pelouses sur lesquelles croissent un grand nombre de plantes aux multiples couleurs, comme la Saxifrage granulée, la Renoncule bulbeuse ou l’Hélianthème à goutte.
Si la Sologne évoque pour beaucoup de gens un territoire de chasse inaccessible réservé à une élite fortunée, ses nombreux chemins balisés à travers landes et forêts ou longeant les étangs, permettent toutefois, à celui qui veut bien s’y adonner, de découvrir ce patrimoine naturel riche et diversifié. Celui-ci a d’ailleurs justifié, à l’échelle du territoire solognot tout entier, la désignation d’un site Natura 2000.

 

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